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Conférence "Les Provençaux et la traite négrière"

Culture, Conférence / Débat / Rencontre, Historique à Saint-Tropez
  • Conférence historique présentée par M. Gilbert BUTI, professeur émérite d'histoire à Marseille-Aix Université.
    Organisée par l’association Patrimoine Tropézien.

  • Lorsque l’on aborde la question de la traite négrière, on songe à Nantes, Bordeaux, Liverpool. Marseille est rarement associé à ce type de commerce.
    Malgré une documentation éclatée, fragmentaire, diverse, les grandes lignes sont claires : avec environ 120 expéditions négrières au XVIIIe siècle, Marseille est très loin derrière Nantes, qui dépasse le millier, mais surtout ce trafic connaît une accélération soudaine et brutale au milieu du siècle. Avant cela, la cité phocéenne ne...
    Lorsque l’on aborde la question de la traite négrière, on songe à Nantes, Bordeaux, Liverpool. Marseille est rarement associé à ce type de commerce.
    Malgré une documentation éclatée, fragmentaire, diverse, les grandes lignes sont claires : avec environ 120 expéditions négrières au XVIIIe siècle, Marseille est très loin derrière Nantes, qui dépasse le millier, mais surtout ce trafic connaît une accélération soudaine et brutale au milieu du siècle. Avant cela, la cité phocéenne ne connaissait que quelques expéditions épisodiques.
    Pourquoi ce peu d’occurrences ? Cela est essentiellement dû à une question économique. Les Marseillais sont habitués au commerce avec le Proche-Orient, l’Italie, où l’on récupère sa mise au bout de 6 mois à un an alors qu’avec la traite négrière, les capitaux sont immobilisés pendant 2 ou 3 ans voire plus.
    On peut noter toutefois un boom de la traite dans la décennie 1783-1793 avec neuf navires par an contre un tous les trois ans jusque-là. Une accélération de ce « commerce honteux » que Gilbert Buti attribue à l’augmentation des primes de l’Etat pour chaque noir débarqué, mais surtout « aux baisses des profits des négociants avec le commerce du Levant, pilier séculaire du port de Marseille, et à l’essoufflement de l’économie de plantation des Antilles. La traite est une activité de compensation de ce manque à gagner ».
    Au XIXe siècle, en dépit des abolitions successives, certains Provençaux continueront la traite illégalement, parmi lesquels quelques Tropéziens à l’image d’un capitaine Trullet ou le malheureusement fameux capitaine Gimbert.
  • Langues parlées
    • Français
  • Tarifs
  • Gratuit
Horaires
Horaires
  • Le 10 mai 2024 de 18:00 jusqu'à 20:00
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