13 Desserts Noel Provence (2)13 Desserts Noel Provence (2)
©Cyril Carpentier

Les 13 desserts de Noël

en Provence

En Provence, la tradition est de proposer 13 desserts lors de la veillée de Noël. Pourquoi 13 desserts et qui sont-ils ?

Origine du nom

On retrouve les 13 desserts de Noël sur les tables provençales. Cela correspond aux 12 apôtres et au Christ, ils sont associés à la Cène – dernier repas du Christ avec les 12 apôtres.
Même s’ils sont servis tous en même temps et en abondance après le repas, en général bien garni, les 13 desserts restent 3 jours à table.
Il faut, cependant, que chaque convive goûte à tous les desserts pour honorer la tradition lors du souper de Noël.

Coutume gourmande

Une coutume gourmande où chaque dessert a, bien sûr, une signification.
Par exemple, les Quatre mendiants représentent les différents ordres religieux ayant fait vœu de pauvreté. Les raisins secs représentent l’ordre des Dominicains, les noix ou noisettes l’ordre des Augustins, les figues sèches les Franciscains et les amandes les Carmélites.
Il faut savoir que les 13 desserts peuvent varier selon la région de Provence où vous vous trouvez, tout en gardant, évidemment, les desserts incontournables.

« Voici une quantité de friandises, de gourmandises, les treize desserts : il en faut treize, oui treize, pas plus si vous voulez, mais pas un de moins ».

Joseph Fallen – 1925

La liste des 13 desserts

·         Les noix ou noisettes

·         Les figues séchées

·         Les amandes

·         Les raisins secs

·         Le raisin

·         Le melon d’eau

·         L’orange

·         Les dattes

·         Un fruit exotique (mangue, kiwi, ananas…)

·         La pompe à l’huile

·         Le nougat blanc

·         Le nougat noir

·         La pâte de coing

La pompe à l’huile

Le dessert le plus méconnu est en général la pompe à l’huile, mais qu’est-ce donc ?
Ce dessert est appelé ainsi en raison de l’huile d’olive (de Provence !) qui est un des ingrédients de la recette. L’origine de celle-ci proviendrait des moulins à huile d’olive que nos ancêtres provençaux utilisaient. Pour ne pas gaspiller l’huile restante au fond du moulin, le meunier jetait de la farine pour « pomper » ce qui restait d’huile. La farine était ensuite utilisée pour réaliser la pompe à l’huile.
Et quand vient l’heure de déguster la pompe à l’huile, elle ne se coupe pas, elle se rompt !

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